A propos
Mot d'Alain Juppé
Bordeaux a toujours été une ville très ouverte sur le monde, mais c’est avec un bonheur tout particulier que nous échangeons avec nos amis de Québec. En effet, l’Atlantique qui nous sépare n’a jamais pu distendre les liens historiques, les liens du cœur qui nous unissent au sein de la communauté francophone.
Derrière le jumelage Bordeaux – Québec, il y a pour moi un choix politique de mettre en exergue les valeurs de cette Francophonie: l'humanisme, la démocratie, la primauté de la force de la raison sur la raison du plus fort, mais aussi la culture dans son acception altruiste et émancipatrice. C’est pourquoi il m’a paru évident que Bordeaux devait participer activement à la célébration du 400ème anniversaire de sa ville jumelle.
De manière générale, je crois profondément à la coopération internationale entre villes, car les échanges enrichissent notre expérience et développent notre capacité de proposition. Les regards croisés nous permettent de penser globalement et d’agir localement, et ce pour de très nombreux aspects de la vie de nos cités : gouvernance territoriale, économie, pratiques sociales, urbanisme, développement durable, éducation…
C’est donc avec le souci de promouvoir chacune de ces dimensions de la coopération entre les populations bordelaise et québécoise, que j’ai souhaité mettre en œuvre un véritable programme-anniversaire « Bordeaux-Québec – 400ème ».
Je remercie M. Régis LABEAUME, Maire de Québec, d’avoir proposé de mettre Bordeaux à l’honneur à Québec au mois de mai 2008. Je remercie tous les partenaires habituels du jumelage Bordeaux-Québec d’avoir fait preuve de tant de créativité pour fêter Québec.
Je remercie tout particulièrement M. Jean-Pierre RAFFARIN, Président du Comité français d’organisation du 400ème, le ministère des Affaires étrangères et européennes, CulturesFrance et l’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse de leur précieux soutiens.
Je souhaite à tous les Québécois un anniversaire inoubliable, et je souhaite à tous les Bordelais d’éprouver ce profond sentiment d’identité culturelle francophone, qui fit dire à Camus : "Ma patrie, c'est la langue française".
Alain Juppé
Maire de Bordeaux

Crédit photo Patrick Lazic






